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Économie

Les États-Unis passent du dialogue aux accords commerciaux en Asie centrale

The Times of Central Asia
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Le rythme de l'engagement commercial des États-Unis en Asie centrale s'est accéléré ces dernières semaines, marqué par la présence de délégations d'affaires et d'accords sectoriels spécifiques. En juin, une délégation commerciale américaine a discuté des opportunités d'investissement au Turkménistan, tandis que le sous-secrétaire au Commerce David L. Fogel a plaidé pour une coopération pratique sur les minéraux critiques lors du congrès de l'industrie minière à Astana. Cette initiative s'inscrit dans une stratégie plus large de renforcement des liens économiques régionaux.

Le même mois, le Forum international d'investissement de Tachkent a attiré des dirigeants clés comme John Jovanovic de l'Export-Import Bank et Ben Black de la DFC kazakhe. Le Kazakhstan et les entreprises américaines ont signé des accords sur l'intelligence artificielle d'une valeur de 10 milliards de dollars, illustrant un pivot technologique majeur. L'Ouzbékistan a convenu de réduire les tarifs douaniers sur divers produits américains, tandis que le Kirghizistan a engagé des discussions avec l'ambassadeur américain sur la coopération dans l'aviation civile.

Ces mouvements suggèrent un changement de ton notable dans la politique étrangère américaine, passant des déclarations diplomatiques larges aux missions commerciales et au financement de projets. Le passage de la diplomatie aux accords concrets devient visible simultanément dans plusieurs capitales de la région. Washington privilégie désormais les mécanismes commerciaux et les partenariats technologiques pour exprimer son agenda régional, cherchant à ancrer sa présence par des intérêts économiques tangibles.

Malgré ces efforts diplomatiques, le commerce bilatéral reste modeste par rapport aux ambitions politiques affichées. Selon les données gouvernementales kazakhes, le commerce entre le Kazakhstan et les États-Unis a atteint 3,19 milliards de dollars en 2025, bien en dessous des estimations du USTR qui parlent de 5 milliards. Le commerce avec l'Ouzbékistan, le pays le plus peuplé de la région, n'a quant à lui dépassé que légèrement la barre du milliard de dollars, soulignant un écart significatif entre l'intérêt stratégique et la réalité commerciale.

Les obstacles à une expansion commerciale plus rapide ne se limitent pas à la distance géographique. La logistique perturbée, les risques liés aux sanctions en raison de la guerre en Ukraine et l'instabilité au Moyen-Orient compliquent considérablement le commerce à longue distance. De plus, l'amendement Jackson-Vanik, adopté en 1974, reste formellement applicable au Kazakhstan, entravant l'oction du statut de relations commerciales normales permanentes malgré les efforts répétés de Washington pour lever cet obstacle juridique.

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