Annita appelle à des progrès sur Chypre après sa rencontre avec Gerapetritis

La présidente de la Chambre des représentants chypriote, Annita Demetriou, a appelé lundi à des « progrès substantiels » dans les efforts visant à relancer les négociations sur le problème chypriote, après avoir rencontré le ministre grec des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis, à Athènes. Elle a souligné la nécessité d'un échange de vues substantiel sur les défis communs à la Grèce et à Chypre, en particulier aux niveaux européen et régional. Demetriou a déclaré que les négociations doivent être menées dans le but de libérer et de réunifier la patrie, et que la Grèce et Chypre travaillent ensemble dans cette direction. Dans ce contexte, les possibilités de tirer parti des dimensions des relations entre l'Europe et la Turquie ont été discutées. Elle a également indiqué que les deux pays promeuvent des politiques responsables et des initiatives diplomatiques coordonnées.
Cette rencontre intervient alors que les efforts s'intensifient de toutes parts pour relancer les négociations sur le problème chypriote. Plus tôt ce mois-ci, Gerapetritis a reçu la visite de l'envoyée des Nations Unies, Maria Angela Holguin. Après cette réunion, le ministère grec des Affaires étrangères a déclaré que Gerapetritis avait exprimé la confiance de la Grèce dans les efforts du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, pour trouver une solution globale, juste et durable à la question chypriote. Une telle solution doit être trouvée dans le cadre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'ONU. Gerapetritis a souligné l'importance de maintenir l'élan créé sur la question chypriote au cours des deux dernières années et demie.
La prochaine réunion importante de Holguin est prévue le 13 juillet avec le président du Conseil européen, Antonio Costa. Cette réunion a été reportée en raison du sommet des dirigeants de l'OTAN à Ankara la semaine prochaine, qui sera accueilli par le président turc Recep Tayyip Erdogan et auquel assistera le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. Le sommet portera sur les garanties de sécurité dans un Chypre post-solution, centrées sur l'idée que ces garanties soient fournies par une structure basée sur l'OTAN. Ces garanties pourraient prendre la forme de l'adhésion de la nouvelle république chypriote à l'OTAN, ainsi que de la présence de troupes de l'OTAN de Turquie, de Grèce, de France, du Royaume-Uni et des États-Unis sur l'île.
Cependant, interrogé sur la perspective d'une rencontre de Holguin avec des responsables de l'OTAN à Bruxelles et sur les garanties de sécurité basées sur l'OTAN, un responsable de l'OTAN a déclaré qu'aucune réunion avec l'envoyée n'était prévue et que le sujet n'avait pas été discuté à l'OTAN. Outre Erdogan et Mitsotakis, le Premier ministre britannique Sir Keir Starmer devrait assister au sommet, aux côtés d'Antonio Costa et de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Starmer devrait démissionner dans les dix jours suivant ce sommet pour être remplacé par le maire sortant de Manchester, Andy Burnham, mais ce changement ne devrait pas affecter la position du Royaume-Uni sur le problème chypriote.
Ainsi, le problème chypriote reste au centre des efforts diplomatiques, et la rencontre de Demetriou avec Gerapetritis souligne la coordination entre la Grèce et Chypre. La relance des négociations nécessite des progrès substantiels, et toutes les parties cherchent des moyens de parvenir à une solution juste et durable. Le rôle de l'ONU et de l'OTAN, ainsi que les positions de la Turquie, de la Grèce et du Royaume-Uni, seront essentiels dans ce processus. Le prochain sommet de l'OTAN à Ankara pourrait donner un nouvel élan aux négociations, bien que les responsables de l'OTAN n'aient pas encore confirmé la discussion de la question chypriote.
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