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Santé

En Belgique, le manque d'informations sur le diabète frappe les patients, une nouvelle campagne de sensibilisation est lancée

Le Soir
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En Belgique, il existe un profond manque d'informations et des malentendus concernant le diabète, tant chez les patients que dans la société en général. Cette situation affecte négativement la vie quotidienne des patients et crée une pression psychologique. Des patients atteints de diabète de type 1 comme Charles, qui a été surnommé 'Şeker Bey' dans son enfance et que l'on pense être malade à cause du sucre qu'il consomme, luttent contre les préjugés sociaux. Une nouvelle campagne lancée par les Cliniques universitaires Saint-Luc (UCLouvain) vise à briser ces stéréotypes et à sensibiliser le public aux réalités quotidiennes des patients. Bien que les études montrent que 7,6% de la population belge vit avec le diabète, les connaissances du public sur la nature et les symptômes de la maladie sont insuffisantes.

Il est indiqué que les patients doivent surmonter les périodes de négligence dans leur vie quotidienne et être en préparation constante. Julie Theunissen, de l'Association du Diabète, déclare que les patients doivent planifier à l'avance leur insuline et leurs matériaux lorsqu'ils vont se promener ou en soirée, et que la maladie crée une lourdeur spirituelle. Fabrice, qui vit avec la maladie depuis son enfance, souligne qu'il est erroné de croire que les diabétiques ne peuvent jamais consommer de sucre et que ce type de commentaires met les patients dans des situations difficiles dans les environnements sociaux. Bien qu'une partie du public déclare connaître un patient diabétique, les connaissances sur les détails de la maladie et les exigences du mode de vie restent malheureusement superficielles.

L'une des plus grandes conséquences du manque d'informations est le retard dans le diagnostic. Selon les données de Sciensano, un tiers des patients diabétiques ne sont pas conscients de leur maladie. En l'absence de diagnostic précoce et de traitement, le diabète peut entraîner des complications très graves et sévères telles que la perte de vision, les maladies cardiovasculaires, l'insuffisance rénale et les lésions nerveuses. La campagne vise à rappeler les symptômes, souvent négligés mais assez évidents lorsque la maladie débute. Bien que la plupart des gens connaissent la soif excessive et la fatigue, ils ne disposent pas d'informations suffisantes sur le fait que la perte de poids ou les engourdissements peuvent également être des signes.

Le Professeur Ann Mertens, chef du Service d'Endocrinologie à l'UZ Leuven, soutient qu'il ne suffit pas de connaître les symptômes, mais qu'il faut également attirer l'attention sur les facteurs de risque déclenchant le diabète de type 2. Mertens, notant que des facteurs tels que l'usage du tabac, la mauvaise alimentation, la prise de poids et la vie sédentaire facilitent l'apparition de la maladie, exprime que les médecins généralistes ont la responsabilité d'avertir les patients à ce sujet. Soulignant que le nombre de nouveaux patients peut être réduit en agissant tôt, le Professeur Mertens indique que des mesures doivent être prises sans attendre les symptômes, car les groupes à statut socio-économique faible sont plus à risque mais rencontrent plus de difficultés d'accès aux services de santé.

Le diabète est l'une des maladies chroniques les plus courantes en Belgique, touchant environ 8% de la population ; cependant, une partie importante d'entre eux ignore qu'ils sont malades. Le manque de conscience a un effet sérieux non seulement sur les étapes de la prévention et du diagnostic de la maladie, mais aussi sur la qualité de vie des patients déjà diagnostiqués et sur la perception dans la société. Les enquêtes et observations réalisées révèlent un grand besoin de sensibilisation tant médicale que sociale.

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