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Noureddine Melikechi : « Un moment historique dans la vie scientifique et technologique de l’Algérie »

TSA
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Noureddine Melikechi, physicien à la Nasa, est membre du Haut Conseil des scientifiques de la communauté algérienne à l’étranger qui a été créé il y a une semaine par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Ce Conseil a tenu sa première réunion dimanche 28 juin. Dans cet entretien à TSA, M. Melikechi salue la création de cette structure et explique comment les scientifiques de la diaspora algérienne peuvent apporter leur contribution effective au développement de l’Algérie.

Pour Melikechi, c’est un moment clé et historique dans la vie scientifique et technologique de notre pays. Il fallait créer un cadre structuré, crédible et durable permettant aux compétences scientifiques algériennes établies à l’étranger de contribuer plus efficacement au développement du pays. Cette initiative du président de la République traduit une reconnaissance officielle du rôle que peut jouer la communauté scientifique algérienne à l’étranger. L’Algérie dispose d’un capital humain remarquable à travers le monde : des chercheurs, ingénieurs, médecins, universitaires, entrepreneurs technologiques et experts de très haut niveau.

La création de ce Haut Conseil peut donc représenter une étape majeure. Elle répond à une attente réelle. Mais sa réussite dépendra de sa capacité à devenir un véritable instrument de réflexion, de conseil, de proposition et de mise en relation entre l’Algérie et ses compétences scientifiques à l’étranger. Il faudra veiller à ce qu’il ne soit pas seulement symbolique, mais qu’il produise des actions concrètes, utiles et mesurables au service du pays. Cela n’enlève évidemment rien à l’apport immense d’autres composantes de notre diaspora.

La diaspora scientifique peut contribuer dans plusieurs domaines : l’enseignement supérieur, la recherche, l’innovation, la santé, l’intelligence artificielle, l’énergie, l’eau, l’environnement, l’industrie, les biotechnologies et bien d’autres secteurs stratégiques. Mais pour que cette participation soit effective, il faut que le Conseil ait un mandat clair, des objectifs précis, un accès aux décideurs, et surtout un mécanisme de suivi. Les scientifiques peuvent formuler des recommandations, proposer des projets, accompagner des réformes, aider à créer ou à faciliter des collaborations internationales.

À mon sens, c’est l’un des apports les plus importants de ce Conseil : aider à amplifier un nouvel état d’esprit, fondé sur la confiance, l’exigence, l’action, l’innovation et la conviction que l’Algérie peut produire de nouvelles connaissances, développer de nouvelles technologies et occuper une place bien plus grande dans les mouvements scientifiques et technologiques qui se dessinent. Dans le contexte mondial actuel, extrêmement complexe, où la science, la technologie et l’innovation jouent un rôle majeur dans la souveraineté, la compétitivité et le développement des nations, cette dynamique est cruciale.

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