Des institutions faibles coûtent des milliards de recettes fiscales au Bangladesh, selon la Banque mondiale

La Banque mondiale a déclaré que les institutions publiques faibles freinent la croissance économique du Bangladesh et coûtent au pays des milliards de dollars de recettes fiscales perdues. Cette annonce a été faite lors du lancement du projet SITA à Dacca. Jean Pesme, directeur pays de la Banque mondiale pour le Bangladesh, a souligné que la faiblesse des institutions est un problème structurel profond, et non un simple ensemble de faits. Il a noté que le Bangladesh se classe dans le quartile inférieur des pays à revenu intermédiaire supérieur dans huit des treize groupes institutionnels, selon l'évaluation institutionnelle de la Banque mondiale basée sur les données de 2023.
Les recettes fiscales du Bangladesh sont extrêmement faibles : le ratio impôts/PIB n'est que de 6,9 % pour l'exercice 2024-25, soit moins de la moitié des 15 % jugés nécessaires pour financer les ambitions de développement du pays. Environ 70 % des recettes publiques proviennent des impôts indirects, reflétant une base fiscale étroite et inéquitable. La Banque mondiale souligne que ces chiffres témoignent de problèmes structurels profonds nécessitant des réformes.
Les projets d'investissement public au Bangladesh subissent des dépassements de coûts moyens d'environ 30 % et des retards de mise en œuvre d'environ trois ans. En termes de qualité des infrastructures, le pays se classe 116e sur 137 pays. Les faiblesses dans les marchés publics et la gestion des investissements publics nuisent aux résultats des infrastructures et à la prestation des services publics. Jean Pesme a décrit le Bangladesh comme étant à un « point d'inflexion », avec un ralentissement de la croissance économique, des pressions fiscales croissantes, une création d'emplois affaiblie et des chocs externes exposant des vulnérabilités structurelles de longue date.
La réduction de la pauvreté a également ralenti : 8,9 % de la population devrait vivre sous le seuil de pauvreté de 3 dollars par jour en 2025. La Banque mondiale appelle à des réformes de l'administration fiscale, des marchés publics, de l'audit et de la mise en œuvre des projets. Jean Pesme a souligné que le prochain défi pour le Bangladesh dépendra moins des politiques elles-mêmes que de l'efficacité avec laquelle les institutions pourront les mettre en œuvre et combler le fossé d'exécution.
Le projet SITA, financé par un crédit de 250 millions de dollars de la Banque mondiale, vise à moderniser cinq institutions : le Conseil national des recettes, le Bureau des statistiques du Bangladesh, l'Autorité des marchés publics, le Bureau du contrôleur et auditeur général, et la Division de la planification. La mise en œuvre réussie du projet devrait entraîner une augmentation des recettes, des dépenses publiques plus efficaces, une plus grande transparence des marchés publics et un renforcement de l'audit public. La Banque mondiale a exhorté les autorités à accélérer le déploiement des systèmes fiscaux numériques et des réformes.
Poser une question
Réponses générées par IA, à partir de cette actualité uniquement.
Ceci est un court résumé généré par l'IA. L'article complet est à la source.
Lire l'article complet à la sourcephnompenhpost.com