Le Kirghizistan instaure un système de surveillance unifié des déchets d'uranium

Le Kirghizistan se prépare à introduire un système national unifié de surveillance radiologique des anciens sites de production d'uranium, des installations de stockage des stériles et d'autres lieux de déchets radioactifs. Cette initiative marque un changement majeur dans l'approche du pays, passant des travaux de nettoyage actifs à une supervision à long terme de l'héritage soviétique en matière d'uranium. Le projet de résolution, publié pour discussion publique par le ministère des Ressources naturelles, de l'Écologie et de la Supervision Technique, vise à établir un cadre unique pour la surveillance des sites réhabilités.
Selon les règles proposées, la surveillance étatique couvrira les structures d'ingénierie de protection, les eaux de surface et souterraines, le sol, l'air atmosphérique et d'autres composants environnementaux entourant les sites radioactifs. L'initiative a été développée dans le cadre du Concept de sécurité environnementale du Kirghizistan à l'horizon 2040 et a été coordonnée avec l'Agence internationale de l'énergie atomique. Cette coordination souligne l'importance d'une approche standardisée et reconnue internationalement pour gérer ces risques complexes.
Le ministère a déclaré que le projet de résolution vise à établir une procédure unifiée pour l'organisation et la conduite de la surveillance radioécologique dans les zones contenant d'anciens sites de production d'uranium, des stériles et des installations de stockage de déchets après la fin des travaux de remédiation. Les fonctionnaires ont indiqué que malgré les efforts massifs de réhabilitation, les anciennes installations d'uranium continuent de présenter des risques potentiels de radiation.
Selon le ministère, le Kirghizistan détient toujours des volumes importants de déchets radioactifs générés par l'extraction et le traitement de l'uranium pendant l'ère soviétique. Ces stériles et les décharges minières restent des sources potentielles d'exposition aux radiations à long terme pour les populations locales et l'environnement. L'efficacité de la remédiation ne peut être confirmée que par une surveillance systématique sur une période prolongée après l'achèvement des travaux de restauration.
Les organisations internationales ont également recommandé une surveillance post-remédiation à long terme. Le Kirghizistan est l'un des plusieurs États d'Asie centrale qui font encore face à l'héritage environnemental de l'extraction soviétique de l'uranium. Des sites tels que Maïlou-Sou, Min-Kouch, Kadji-Saï et Chekaftar sont des priorités pour les travaux internationaux de remédiation, car beaucoup sont situés près de zones peuplées ou de systèmes fluviaux.
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