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La violence au Nigeria bien pire que le récit de Boko Haram — chercheur

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S'appuyant sur une étude de six ans couvrant les attaques entre 2020 et 2025, M. Vierhout, qui s'est exprimé lundi lors d'un sommet pour la paix à Jos, a déclaré que l'accent dominant mis sur les groupes djihadistes comme Boko Haram occulte une réalité bien plus meurtrière sur le terrain. L'étude révèle que la violence au Nigeria dépasse largement ce qui est habituellement attribué à Boko Haram, incluant des conflits intercommunautaires, le banditisme et d'autres groupes extrémistes. Le chercheur a souligné que se concentrer uniquement sur Boko Haram fausse la compréhension de la crise et entrave l'élaboration de stratégies efficaces. Il a appelé à une approche plus globale de l'analyse de la violence au Nigeria, prenant en compte toutes ses formes et ses causes.

L'étude a montré qu'au cours des six dernières années, le nombre de morts causées par des groupes armés non djihadistes au Nigeria est bien plus élevé que celui attribué à Boko Haram. Ces groupes comprennent des gangs impliqués dans des enlèvements et des vols, ainsi que des milices participant à des conflits entre éleveurs et agriculteurs. Dans certaines régions, comme le nord-ouest et le centre du pays, la violence a atteint un niveau comparable à celui de zones de conflit actif. Le chercheur a souligné que le gouvernement et la communauté internationale doivent revoir leurs priorités en matière de sécurité. Il a également noté que la crise humanitaire causée par cette violence affecte des millions de personnes déplacées.

Le sommet pour la paix à Jos a réuni des représentants de diverses communautés, des responsables gouvernementaux et des experts en sécurité pour discuter des moyens de mettre fin à la violence. Les participants ont reconnu que les approches actuelles de lutte contre la violence sont inefficaces et nécessitent de nouvelles solutions. Le chercheur a présenté des données montrant que le nombre de victimes de groupes non djihadistes est trois fois supérieur à celui des morts dues à Boko Haram sur la même période. Il a appelé à la création de mécanismes de résolution des conflits plus inclusifs, tenant compte des spécificités locales. Il a également été proposé de renforcer le rôle de la société civile dans la surveillance et la prévention de la violence.

Les experts notent qu'ignorer l'ampleur de la violence non liée à Boko Haram pourrait conduire à une escalade des conflits. Ils soulignent la nécessité d'une couverture médiatique plus équilibrée des événements au Nigeria pour attirer l'attention sur les souffrances de toutes les victimes. L'étude a également révélé que des facteurs économiques tels que la pauvreté et le chômage jouent un rôle clé dans l'alimentation de la violence. Les participants au sommet ont convenu que des investissements dans l'éducation et le développement économique sont nécessaires pour une paix durable. Ils ont également appelé à un renforcement de la coopération entre les différents niveaux de gouvernement et les communautés.

En conclusion, le chercheur a souligné que le Nigeria est confronté à une crise de sécurité multidimensionnelle qui nécessite une approche globale. Il a averti que continuer à se concentrer uniquement sur Boko Haram pourrait conduire à négliger d'autres menaces graves. Les participants au sommet ont exprimé l'espoir que les données présentées contribueront à changer les politiques et à attirer davantage de ressources pour lutter contre toutes les formes de violence. Ils ont également appelé à la poursuite des recherches pour mieux comprendre la dynamique des conflits dans le pays. L'étude a été publiée sur le site Premium Times Nigeria et a suscité un large écho dans la société.

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